Le reflet du Gabon…est-ce son image?

Gladis Mintsa
Rédactrice-Stagiaire.
Enfin, je peux rédiger sur l’actualité de mon pays le Gabon. Ainsi pour mon premier article, en tant que petite stagiaire, je vais commencer doucement et non pas écrire comme les grands rédacteurs. J’ai décidé de me pencher sur une notion qui me semble équivoque.
Savez-vous pourquoi nous aimons les proverbes chez nous au Gabon? C’est parce qu’ils sont, en général, tout aussi plausible à l’endroit qu’à l’envers. « l’habit ne fait pas le moine» est un axiome dont vous avez bien fréquemment examiné la validité empirique, mais on vous répondra qu’on reconnaît le moine par son habit et de ce fait « l’habit fait le moine» est tout aussi subtile, bien qu’un peu plus sommaire.
« L’appétit vient en jeûnant» s’accommode mieux avec les prescriptions diététiques et psychologiques que « l’appétit vient en mangeant », et il n’est pas défendu de faire chorus à des aphorismes comme « Igowi nyi ndego, zele ndego! » ou « bine avuign y’oyap! ». Ainsi la formule « qui part à la chasse perd sa place » n’a pas plus de bon sens que « qui part à la chasse gagne sa place ».
Ce qu’il y a c’est que, cette analyse sur l’esprit de notre pays s’adapte aussi à la devise nationale. Le cas du Gabon est spécialement limpide. Notre fameuse pancarte républicaine qu’on connaît tous par cœur « Union, Travail, Justice » n’est assurément pas dépourvue de force. Pour peu que vous ayez eu la chance de passer du temps, ou à Johannesburg, ou à Paris, ou à New-York, vous admettrez qu’on est en effet plus unis au Gabon que dans la majorité des pays occidentaux, où dit-on, les gens sont très individualistes. Mais si nous mettons tout ça de côté pour ne prendre en compte que la tendance dans laquelle se déroule le quotidien à Gabao, il est fort probable que ces trois valeurs nationales transparaissent vagues et incompatibles.
À présent, inversons la devise du Gabon, ça nous donne: « Discorde, Chômage, Injustice ». La formule est aussi convaincante que la version officielle, non ?
Discorde? Avec un peu plus de 5O ethnies au Gabon, neuf provinces où chacune recherche principalement son intérêt, on ne peut se mettre d’accord sur rien, « les Fang réclament leur puissance et les Myéné leur intégrité, les Nzébi et les Batéké leurs majorités… , les Punu seraient les autochtones qui auraient régné à l’intérieur du pays… », un état civil veule, un système politique fondé sur l’appartenance ethnique.
Le chômage? N’en parlons pas! L’un des pays au monde où la population active est la plus faible, on ne connait aucune garantie dans l’emploi, on ne se contente que de petits boulots. Une faible mobilité de l’emploi qui pousse, chacun, à s’accrocher à sa toute petite situation, nous n’avions qu’une infime connaissance sur cette notion du « Travail » c’est suffisant pour nous excuser.
L’injustice? Elles n’ont pas cessé d’augmenter depuis les dix dernières années, particulièrement entre ceux qui continuent de s’enrichir sur le dos de la population, et ces pauvres gens qui essaient de se débrouiller. Entre les générations, entre les provinces ou les ethnies, entre les beaux quartiers du bord de mer et les matitis de Kingston, même en politique entre les partis. L’injustice? On la retrouve partout au Gabon, rien que les chiffes sont assez éloquents « les trois quarts de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté. »
Toutefois, des trois termes qui composent ce tableau, le plus nébuleux est celui d’«Union ». Passez une journée à vous balader dans Libreville, vous croiserez des désaxés qui déambulent dans la ville par manque d’infrastructures pour les accueillir. Allez y à Mont-Bouet, les taxis bus pleins à craquer, tout le monde vous bousculent parce que vous semblez ne pas correspondre aux normes du Gabonais du wap’s, ou parce que vous êtes Myénés ou Métisse, même en dehors de cela, les vendeurs vous engueulent parce que vous avez préféré acheter un paquet de Tchikweng et non pas le Mbo! Vous vous ferez doubler quand vous ferez la queue à la SEEG ou à la poste, parce que c’est un parent du guichetier. Allez-y et vous constaterez combien il est difficile de se faire une place dans ce pays sans une grosse dose de sauvagerie.
Ah! le Gabon! Proposons, pour un réalisme de bonne qualité, qu’on inscrive à l’entrée de certains locaux publics(prisons, écoles et lycées, les ministères de la justice, du travail, de la solidarité…) la forme négative de la devise nationale: « Discorde, Chômage, Injustice »… De cette façon les gabonais ne seront plus tentés par des rêves irréalisables, et on saura pour de bon: qu’un gabonais avertie en vaut deux, comme dit le dicton.
Le-gabonais.com













Esprit.universel said,
Félicitation.
Mon séjour ici m’empêche d’écrire, mais je suis content de voir qu’ils t’ont laissé rédiger librement. Sujet intéressant, je pense qu’on peut espérer mieux. Courage et surtout ne cherche pas à piquer ma place car maintenant tous les deux allons, à mon retour, partager cette catégorie.
Mes salutations à toute l’équipe du Gabonais.com
ps: “petit à petit l’oiseau fait son nid” ou “à cette allure l’oiseau ne terminera jamais son nid”
alain ndong said,
Salut a tous,
Je trouve ce site cool,bien intentionne,serieux et plein de bienseillance.Au fait,”Celia Kennedy” c’est irlandais,gabonais,ou juste un pseudonyme?
En tout cas,j’ai vraiment aime “demain un jour nouveau” ecrit en vert-jaune-bleu,car avec le contexte socio-politique du pays,ajoute a cela le deces de OBO,demain sera(c le cas de le dire) un jour nouveau pour le Gabon.
Bonne continuation les jeunes,et desole pour les accents(j’ai un clavier non francais).
A bientot.
Le Gabonais.com said,
Bonjour Alain.
C’est un plaisir de lire ces mots, et de voir combien, nombreux de gabonais, nous encouragent. Nous pensons l’actualité autrement que celle qu’on nous a inculquée, c’est aussi une façon de rompre avec un système défaillant qui nous rend passive. Me concernant, je suis Gabo-Ecossaise et je vis à Glasgow. Ma mère est Gabonaise et mon père Écossais, c’est un peu compliqué comme fusion mais je m y fais à mon nom. Rassures toi, tu n’es pas le premier à me faire cette remarque. D’autre part ce n’est pas moi sur la photo, c’est Gladis, il y a eu un petit problème informatique car je devais publier à la place de Gladis mais elle a réussi à rédiger mieux que moi. Donc…toutefois merci à toi, et félicitation à ma collègue stagiaire(rire)que je commence à bien connaitre même si on se voit pas assez.
C.Kennedy. du Gabonais.com
terry said,
je trouve ton article assez interessant …
je dirai mm tres particulierement ose mais aussi veridicte.
je t’encourage alors a continuer dans cette lancee.
take care ne te laisse pas absorbee par le systeme.
bye
Kezayi said,
La judicieuse combinaison de la forme et du fond de ta plume donneront des ailes à ce site, j’en suis certain.
Je le mets dans mes favoris, et il y restera aussi longtemps que l’objectivité sera de mise ici.
Tres bons premiers pas.
Je ne serai pas surprise de te savoir Rédactrice en chef sous peu!
Bien à toi et bon courage
kevine said,
slt, ce papier n’est pas inintéressant à juste titre, mais il est d’un ramassis d’idées et lieux communs,qui rend l’article poussif et laisse filtrer un sentiment d’inachevé, l’article valait mieux que ça. seulement voila vous avez justifier -insouciamment-la mièvre en préludant ceci” enfin, je peux(..)sur mon pays le Gabon” ce qui dit tacitement que vous l’attendiez impatiemment, si impatiemment qu’il aurai du etre plus consistant, moins laconique; hélas, tout ça pour ça! vous allez plus loin dans des jugements de valeur larvé de manichéisme “petite stagiaire” “grand rédacteur” dont on se serait passé. retenez svp qu’il n’y a pas de petit ni de grand rédacteur,il y’a que de rédacteur et vous en serez une par le travail et la volonté 2 choses dont vous disposées me semble t-il, et mes écrits fussent-ils épigrammatique n’ont de but que de vous enhardir à plus de professionnalisme et à ratisser large, et s’inscrit en faux aux posts panégyriques de mes prédécesseurs. courage et bonne continuation
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