Ode à la nation Gabonaise toute entière!!!
Nous avons reçu ce poème qu’illustre le paradoxe démocratique que nous vivons au Gabon.
C’est un poème d’une jeune fille de 15 ans qui est sourde et muette, elle vit à Libreville avec sa grand-mère. C’est un compatriote qui l’a surprise en train de rédiger ce que nous nous apprêtons à vous faire lire.
Ode à la Nation toute entière
Mon Gabon, situé sur l’équateur au centre du continent, est un pays d’hommes forts !
De femmes justes qui choient leurs chérubins qui n’auront jamais tort !
Mon pays, n’est pas un populeux d’abjects qui s’ignorent !
Non, c’est une toute puissance qui dort !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
Tous devront murir, de la semence au fruit, de lilliputien à l’incommensurable, pour ton confort!
Je brandirais ces resquilleurs, ceux qui interrompront ou sèvreront mon essor !
Supputez, sans combiner dans notre saga , séjournez en dehors !
Tiers anonymes, par- dessus tout, pas de sponsors !
Gabon, si je te déshonore !!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
Vous pourriez m’agonir d’injures, m’écharper, me rudoyer, me circonvenir, vous tous et consorts !
Je ne me détacherais aucunement de mon socle, mon Gabon toi mon support !
Vous qui consentez à me repartir, ne soutirez pas mon trésor !
votre fortune, tantôt, regagnera mon coffre-fort !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
Vous qui corrompez mon idiosyncrasie en me flagornant, immortels, cachez vos têtes de mort !
Tout est vanité dans le sensible, jusqu’à quand persuaderez vous tromper la mort ?
Ménagez mon appartenance à cette Nation, gabonais est mon passeport !
Improductif, mon terroir aguiche la race la plus élevée des condors !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
Moi, pygmée, bantou, d’ Estuaire, du Haut-Ogooué, Moyen-Ogooué et le Grand nord !
Je suis dans la Nyanga, l’Ivindo, la Lolo, l’Ogooué-Maritime, mon folklore !
Mon sol, au sous-sol, vaste océan aux abords, toute ma pléthore !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
Ils-t-ont appelé « Gabao », Gama, Brazza, Chaillu, Willaumez, tous ces conquistadors !
Tu es resté solennel tel la justice, la reine mère, où sont –ils ces assoiffés d’or ?
Nation où cohabitent, angéliques et candides, tous gérontes et juniors !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
J’ai survécu à moult régime, absolutisme, autocratie, tantôt monarchie, la démocratie j’adore!
Incapables, exaltez ces natifs, nourrissons, dans les bas-fonds, ils endurent le kwashiorkor !
L’ensemble assortis, approchant une diapositive, on aurait dit des petits labradors !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
Ces extravagants, qu’ils sont amènes et enchanteurs, scepticisme exige, ils me dévorent !
J’hurle, m’époumone, vocifère, rien à faire, ils sont inhumains, je me détériore !
Quand j’approfondis, ma patrie, mon histoire, ma culture, trop de remords !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
T’oublier, m’est irréalisable, t’estimer autrement m’est pénible, d’autant plus le tricolore !
A vous mes frères, mes sœurs, ceux d’ici, ceux de là-bas, tous gabonais unicolores !
Voici les scélérats, je ne pourrais rien sans vous, il me faut du renfort !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore !!!
J’anéantirai tous ces vampires, ces exploiteurs, pour la liberté de tous, je me sentirai extra-fort !
Je fredonnerai, psalmodierai, jodlerai, chanterai la concorde cette hymne sonore !
Je ferai le chemin, je progresserai tout doucement jusqu’à : vers l’aurore !
Gabon, si je te déshonore!!!
Je ne serai plus moi-même, que alors !
Perdu, sans esprit, ni matière, dépourvu, je serai mort !
Gabon, si je te déshonore, est une métaphore !!!
La petite Idouchat!
Ode à la Nation toute entière











