Ben Moubamba VS J-Paul Coco……..Confidences entre deux Gabonais

Le 16 octobre 2009 dans Gabonais de la semaine |

Ben MoubambaBruno Ben MOUBAMBA et Jean. Paul COCOJean Paul COCO

Confidences entre Gabonais

D’un coté un Philosophe sceptique et subversif. De l’autre un candidat à la présidentielle ne tergiversant pas à mettre sa foi et son courage à toute épreuve, un homme politique et intellectuel cherchant à redorer l’image de son pays. À notre proposition, les deux se sont rencontrés. On s’attendait à un heurt frontal, il a été question de politique, d’élection, de stratégie…

Voici des extraits(ce n’est pas en entier) de l’échange qui a causé une polémique. Propos recueillis par RdenisR.

Acte I

Jean. Paul COCO - Vous avez regagné la France il y a maintenant un petit moment.  Je voudrais vous demandez comment allez vous ?

Ben Moubamba -  Eh bien ! Écoutez, je vais bien, je suis serein, je reste déterminé et ne cesse de  favoriser une évolution positive au Gabon. J’ai été le premier à dénoncer le coup d’état électoral comme vous le savez. J’ai même organisé contre cela une grève de la faim qui a fait acte de…

Jean. Paul COCO - …Justement, on  reviendra dans un instant sur cette «  grève de la faim ». Mais avant je voudrais vous dire que c’est déconcertant de discuter avec vous car on ne sait pas à qui on s’adresse, parce qu’en fait on interpelle quelqu’un de très avenant, qui plaît aux médias, une sorte de chérubin qui sait manifester sa pensée et  qui fait des inductions assez raffinées en parlant par exemple de la folle Françafrique.   Ensuite  c’est très compliqué de vous cerner car vous nous dites que vous voulez bouleverser les choses mais vous ne voulez pas de violence. Vous  voulez représenter le peuple Gabonais, mais vous ne voulez pas vivre près du peuple. Enfin  je me demande qu’est ce qu’on peut faire ? Soit concourir à la vie politique, dans ce cas c’est la forme démocratique du pouvoir qui l’emporte, soit par la révolution,  dans celui-ci c’est la forme historique de la révolution qui s’illustre. Je vous demande qu’est ce qu’il y a entre les deux ?  Pour moi il n’y a rien.

Ben Moubamba -  D’abord je m’inscris en faux quand vous dites que je ne veux pas vivre près du peuple Gabonais, car cela fait dix ans que j’entretiens des actions humanitaires dans ce pays, et que j’y suis six mois par an. C’est d’ailleurs ce qui m’a permit d’être sélectionné par la CENAP, contrairement à ce que vous pensez, vous avez crut que j’étais loin du pays. Je suis quelqu’un qui a toujours été discrètement présent dans le pays depuis dix ans, et pour vous dire à quel point ce que  j’ai fait, sur le plan humanitaire, me tient à cœur, faites un tour sur le site de Sindara. Parce que à vrai dire, si j’ai choisit l’humanitaire au départ c’était pour aider mon pays, notamment en développant des programmes éducatifs, avec mes propres moyens. Et d’ailleurs cette action en faveur des enfants en zone rurale que j’ai unifiés pour rendre à ma façon ce que j’avais reçu naguère grâce aux réseaux catholique, c’est en pratiquant régulièrement dans ce domaine que j’ai constaté au fil des années l’énorme et mauvaise redistribution de la richesse du pays…

Gabon

Jean. Paul COCO -  Je faisais allusion à la politique en particulier…

Ben Moubamba -  Et en réalité… laissez-moi poursuivre. Si vous me permettez…En réalité je me suis engagé  en politique pour protester contre la misère du peuple Gabonais que j’ai pu constaté en faisant de l’humanitaire, je suis donc bien présent. Ensuite concernant la violence dont vous parlez, je n’ai jamais dit que je n’étais pas…que j’étais contre la violence. Je suis un non violent, mais les non violents sont des résistants et dans l’idée de résistance il y a l’idée de tensions. Créer des situations de tensions pour permettre une révolution, c’est ce que nous avons fait le sept Aout en organisant la première grande manifestation au Gabon depuis des années. Cette fameuse manifestation de Rio  s’est soldée par la mise à l’écart de monsieur Ali Ben Bongo. Je suis dans un repli tactique en France parce que j’ai ma famille et mes enfants, mais je suis désormais engagé sur le terrain Gabonais, même si je suis ici, je suis en contact permanent avec tout le monde au Gabon. J’ai déposé une requête au près de la cours constitutionnelle et j’ai des représentants qui travaillent pour moi en attendant d y voir un peu plus clair dans tout cela…

Jean. Paul COCO  - Depuis ce retour en France, il y a en vous comme une sorte de ressentiment pour le peuple Gabonais, comme si vous aviez été désenchanté. C’est probablement pour cette raison que vous n’avez pas adressé de messages de remerciement à tout ceux et celles qui vous ont soutenus, tout ceux qui ont crut en votre hardiesse.

Ben Moubamba - Le combat n’est pas terminé, et laissez-moi vous dire que quand on adresse des remerciements c’est qu’on ferme une parenthèse, or  je considère que le combat ne fais que commencer. Dans tout combat politique on a pas qu’une seule stratégie, il y a des stratégies a doubles facettes et qui changent au vu de la situation. Ce qui a vraiment été ma grande découverte et ma grande déception dans cette élection c’est de me rendre compte que  cette France que l’on nous vante tant, celle des droits de l’homme, de la liberté, éducatrice des peuples, en réalité elle a disparut  au profit de réseaux mafieux Françafricain. Quand vous apprenez que ces deux derniers week-end Claude Guéant a été à  Libreville d’une manière discrète, quand on vous dit que L’AFP  y était dimanche dernier pour dire que «  les opposants se disent empêchés », quand vous découvrez que les Bongo sont dans tous les conseils d’administrations de plusieurs sociétés françaises, vous comprenez qu’en réalité le Gabon souffre d’un racisme géopolitique animé par des réseaux Françafricain. Cela  a été une découverte parce que j’aime la France, mais j’ai extrêmement été déçu. J’en ai déduit que la Françafrique est un racisme géopolitique et que quelque part nous sommes véritablement méprisés, la démocratie n’était finalement pas pour nous, tout ceci n’a été qu’une mise en scène, un jeu de dupe visant à nous imposer une solution, une succession dynastique dont personne ne voulait…C’est surtout cela la grande déception, donc je dois adapter mon combat à cette nouvelle donne car les Bongo ne sont que des marionnettes. Nous sommes toujours dans un cadres de néo-esclavagisme. Sous l’esclavage les européens utilisaient les africains pour capturer d’autres africains…

Jean. Paul COCO - Oui on connaît la petite histoire…mais…

Ben Moubamba -…mais cela n’a pas changé aujourd’hui, la Françafrique utilise les esprits faibles comme celui des Bongo pour martyriser leurs peuples et pour s’enrichir…

Jean. Paul COCO - Je n’en doute pas! Je me suis aussi appesantit sur la Françafrique, du reste, je rédige une théorie là dessus. Je vous ai entendu dire que votre mission ici, si j’en crois vos propos, consiste à convaincre les leaders responsables des démocraties occidentales de la nécessité d’une condamnation ferme du régime qui essaie de s’installer au Gabon. Je trouve cette déclaration antinomique avec ce que vous venez pourtant d’énoncer, à savoir que la France qui fait partie de l’occident, conspire à assoir le pouvoir d’Ali Bongo. Pour parodier en d’autres termes, vous vous plaignez parce qu’il ne s’agit pas de vous, sinon pourquoi vouloir traiter avec ces mêmes personnes que vous accusez?

Ben Moubamba - C’est par réalisme politique. La France a deux bases militaires implantées au Gabon, il y a des milliers de français qui vivent sur ce territoire. La France possède une part considérable de notre tissus économique.  Ils veulent même ouvrir une troisième base militaire mais cette fois elle sera navale. Tout cela  c’est pour vous montrer, comme le dit Luc BENGONE lors de sa requête devant la cours constitutionnelle, que     « toutes les décisions, concernant le Gabon, sont prises en France ». Personne ne veut le croire, toutefois il ne s’agit là que de choses vérifiées. En tant que journaliste de formation, j’étais pourtant très informé sur les manigances de la Françafrique, et je n’avais jamais mesuré l’ampleur de cette consternation.  Nous sommes sous contrôle Français, sans déférence nous sommes pris pour des primates à peine évolués, nous sommes administrés à distance avec tout le dédain qui s’accompagne. Certes ils y a des hommes à l’intérieur, mais quand je dis « puissances occidentales » je m’adresse d’abord à la tranche la plus éclairée et la plus démocratique. À cette portion là,  je ne désespère pas de les convaincre à mettre leurs puissances au service de la démocratie du bien et de la bonne gouvernance. Ce n’est pas parce que Ali Bongo met à sac nos idées, spécialement les miennes, en parlant maintenant de « Gabon émergeant » ou de « bonne gouvernance » qu’il réussira à le faire. Nous savons très bien que le Gabon est le coffre-fort de certains partis politiques français  et alimente un bon nombre de réseaux français. Ce n’est pas étonnant qu’en 2012 pour les prochaines présidentielles ils viennent encore se servir à volonté dans les caisses du Gabon…

Jean. Paul COCO -  Je ne suis pas en totale adéquation avec ce que vous soutenez concernant notre affranchissement à l’égard de ces institutions qui exercent un double effet sur le continent. À vous entendre on a l’impression qu’il n’y a pas d’autres issues possible si ce n’est le secours policé de l’occident.

Ben Moubamba - C’est évident que nous devons d’abord et avant tout compter sur nous-mêmes. Sauf que nous vivons dans une réalité de plus en plus mondialisée, et cela suppose de tenir en compte les intérêts géostratégiques et les rivalités entre puissances. C’est comme si vous demandez à l’Afghanistan  de s’affranchir totalement, on le voudrait bien, maintenant l’Afghanistan est aussi un transit des hydrocarbures de la mer Caspienne vers l’occident, vous voyez que c’est une zone de contentieux. Tout l’effort consiste à trouver une meilleur façon, une nouvelle façon de sortir ces pays des privations auxquelles ils sont soumis.  Ce que je suggère c’est  une nouvelle manière d’agir en partenariat gagnant-gagnant. Comprenez par là  que le Gabon se situe toujours dans une réalité  mondialisée et ne doit pas se marginaliser, il faut que le développement économique améliore le niveau de vie des populations de sorte que l’État Gabonais et la Nation Gabonaise soient gagnants dans cette sphère mondialisée. Je ne plaide pas pour un isolationnisme…

Jean. Paul COCO - …Mais c’est totalement suicidaire, pour les États de notre envergure économique, de s’aventurer dans un système mondialisé sans un protectionnisme pondéré, nous allons nous faire écraser par les puissants comme c’est le cas…

Ben Moubamba - …Justement il n’est plus question de se faire écraser, puisqu’il s’agira du respect de notre Nation. Je veux dire par là qu’il est ordinaire que notre pays s’inscrive dans l’économie mondiale, ce que je n’admets pas c’est qu’on nous manage par la misère ou par l’appauvrissement et finalement par l’anéantissement de notre honneur.

Jean. Paul COCO - Je souhaite que nous abordons un sujet important, il s’agit des élections présidentielles. Je me demande si vous tirez des leçons de vos impairs et surtout si votre obstination ne vous enivre pas. Je n’ai jamais compris votre attitude, vous aviez dit durant les élections que les « dés étaient pipés » vous saviez donc que vous ne gagnerez jamais, ni vous ni un autre que Ali Bongo, seulement cela n’a pas empêché votre obstination. Selon moi, votre chance de vaincre résidait dans le ralliement, hélas! Vous ne l’avez compris que tard après le scrutin. Il manque de cohérence dans tout cela…

Ben Moubamba -  …Au contraire je ne pense pas qu’il ait manqué de cohérence. Il fallait d’abord que chaque sensibilités politiques Gabonaises profitent des élection du 30 Aout, c’était un moyen de faire avancer ses idées. Et puis,  je vais vous dire,  même si on avait  présenté un candidat unique cela n’aurait pas empêché le coup d’état…

Jean. Paul COCO - …Certes, mais les choses ne se seraient pas passées de cette façon…

Ben Moubamba - … Mais bien sûr que si!  Vous savez qu’en 2005 contre Omar Bongo il y avait  eu Myboto et Mamboundou, qu’est ce que cela avait changé?  Le coup d’état électoral avait eu lieu. Si cela s’est fait en 2005, je vousle Gabonais demande pourquoi cela ne se serait pas accomplie cette fois-ci?  Vous comprenez qu’en réalité j’ai toujours considéré ma candidature comme un moyen de dénoncer le coup d’ état électoral, de dénoncer le désintéressement politique des Gabonais. Voyez-vous, depuis deux ans ma mission a été de combattre « les biens mal-acquis de Bongo » , j’ai combattu Mba Obame, j’ai combattu Ali Bongo et j’ai dénoncé de toutes les manières envisageables,  il était donc normal que je saisisse cette tribune pour continuer à dénoncer et je pense aussi qu’il était ordinair que même au sein du PDG le ménage se fasse, il n y a qu’à voir  AMO ou Eyeghé Ndong qui ont rompu de façon catégorique avec un système qu’ils ont soutenu pendant longtemps. Il était donc nécessaire que chacun aille jusqu’au bout de sa logique, cela aurait parut étrange que des anciens Pdgistes se rallient à l’UPG et vis versa. Chacun s’est exprimé du mieux qu’il pouvait même si le coup d’état à eu lieu. Je pense que le plus intéressant commence maintenant. Qu’est ce que nous allons faire du Gabon ? Soyez honnête, vous pensez que les choses auraient changé ? Je ne crois pas, à moins d’un prodige !

Jean. Paul COCO - C’est vous qui avez crut au prodige puisque vous sachant vous-même perdant vous n’avez cessé de rivaliser. J’ai trouvé cela courageux et suicidaire, oui je sais c’est certainement absurde, mais s’entêter et se plaindre est tout aussi contradictoire.

Ben Moubamba -  Je ne vous suis pas, personne ne se plaint, dire cela serait de l’infantilisme or il s’agit là de politique. Qui se plaint ? personne ne se plaint, nous sommes en politique et nous savons que la politique est un processus…

Jean. Paul COCO - …un processus visant une victoire. Vous ne me rassurez pas en disant cela.

Ben Moubamba  - Je ne cherche pas à vous rassurer, je veux simplement vous emmener à comprendre que perdre une élection n’a jamais été dramatique en politique…

Jean. Paul COCO  - …il n y a pas non plus de délectation…

Ben Moubamba  -  …On perd et aussitôt  on repart à la bataille, cela a toujours été comme ça. Avant que certains ne remportent une élection, ils ont parfois perdu. Perdre ce n’est pas un drame,  protester contre les conditions de la victoire d’un adversaire ce n’est pas non plus se plaindre, c’est quelquefois normal en politique. Il est certain que cela aurait été  ridicule que nous ne dénoncions pas le PDG et son système, que nous laissions les choses se faire sans protester. À vrai dire nous avons enclenché un processus qui a démarré bien avant les élections. Ce processus est né dans la société civile et s’est accentué avec ma candidature, il va continuer à se développer. Je vais vous dire une chose, vous savez qu’il y a quelques mois les renseignements généraux m’ont confié que les Gabonais ne bougent jamais, ni ne manifestent ni ne protestent, on peut dire qu’aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Jean. Paul COCO - Savez- vous ce qu’ils pensent de vous ?  Les Gabonais ont pensé que vous avez un terreau qui se distinguait des autres candidats. je m’explique, vous n’avez jamais dirigé de parti politique, vous n’avez jamais exercé une haute fonction dans le gouvernement Bongo père, contrairement à tous les autres candidats, à quelques exceptions, ont tous travaillé avec Bongo père voir même fils. Ce qui fait que pour une grande part ils avaient été avilis pour ne pas dire déconsidérés. Le fait de vous présenter comme anti-Bongo vous avait en quelque sorte rendu sympathique pour le peuple. C’était donc une chance historique car c’était un nouveau vent qui soufflait sur notre horizon politique. Toutefois nous avons perdu toutes illusions quand nous avons réalisé que vous étiez  innocent et candide. Soyez franc, vous n’espériez pas être président de cette façon là?

Ben Moubamba -  Qu’entendez-vous par « Innocent et candide » ?

Jean. Paul COCO -  J’entends par cela même que vous avez donné l’impression de ne pas être suffisamment prêt en politique. Vous aviez l’air surpris et naïf comme si vous découvrez l’aversion de la dure réalité Gabonaise. Tout vous semblait nouveau, avouez-le…

Ben Moubamba -  Mais pas du tout, c’est inexacte…

Jean. Paul COCO -  Vous n’allez pas me dire que vous étiez prêt…

Ben Moubamba - Bien sûr que j’ai toujours  été prêt pour  tout cela. Pourquoi j’ai fait une « grève de la faim » ?  si ce n’ était pour dénoncer le coup d’état, tandis que  tous les autres candidats  avaient la fleur au fusil. Justement j’étais très prêt et c’est une preuve de mon réalisme.

Jean. Paul COCO -  Pas forcement ! Je peux aussi dire que cette grève a été un faux-fuyant à défaut de stratégie. Le seul moyen de le savoir c’est de nous expliquer les raisons de ce choix. Pour ma part, même si je trouve ce geste noble, admettez que ce n’était ni le lieu ni l’occasion.

Ben Moubamba - Si la grève de la faim n’était pas une arme politique, AMO n’en ferait pas usage à l’heure où nous parlons

Jean. Paul COCO -  Cela ne prouve rien, encore moins sur le fait que ça soit compris. Le peuple a ri sous cape, et c’était normal ils ne savaient pas ce que cela représentait. En 40 ans ils ont plutôt été accoutumé à voir les politiciens leur priver qu’à se priver eux mêmes.

Ben Moubamba - Le but d’une grève de la faim en tant qu’arme politique n’est atteint qu’à condition de se fixer des objectifs. En ce qui me concerne, j’avais trois objectifs : d’abord attirer l’attention de la communauté et de la presse internationale sur le coup d’état électoral qui se préparait au Gabon.  De ce point de vu je suis satisfait puisque toutes les grandes chaines du monde se sont intéressées à ce qui se passait réellement au Gabon, c’était du jamais vu et je crois que vous êtes d’accord avec moi sur le fait qu’on a beaucoup parlé de cette grève de la faim..

Jean. Paul COCO -  Oui mais je crois avoir précisé au niveau national…

MOUBAMBABen Moubamba - Oui et  j’en viens, la communauté internationale a donc bel et bien été sensibilisée. Ensuite j’avais l’ambition d’intimider le pouvoir dictatorial du Gabon et je dois vous dire qu’il a été extrêmement contrarié  car il savait que le moindre malheur qui me serait arrivé aurait abrogé le scrutin d’ après la constitution. De cette façon ils ont essayé de me persuader d’interrompre ma grève, pour cela ils ont utilisé des méthodes inqualifiables . Enfin je voulais créer un choc psychologique au sein même de la cité.  Votre question est de savoir s’ils l’ont perçu en tant que tel c’est-à-dire en tant qu’arme politique. Je ne pense pas qu’ils aient estimé mon geste, en revanche je peux vous dire qu’ils ont été touché en voyant un candidat se sacrifier pour des principes.  Ils étaient des centaines à se succéder sans interruption pour me soutenir, toutefois j’avoue que la plupart me demandaient d’interrompre  ma grève simplement par compassion que pour des raisons politiques. Il y en a plusieurs qui ont compris en me voyant camper devant l’assemblée nationale que cette institution appartient au peuple, maintenant ils se rassemblent à ce lieu pour manifester comme pour ne citer que cela la révolution grise…

Jean. Paul COCO -  Vous pourriez vous réjouir, vous avez réconcilié le peuple d’avec certaines institutions, de plus vous vous êtes rapproché de celui qui voulait votre tête et vous l’avez même conseillé d’achever ce que vous avez interrompu.

Ben Moubamba - Lors de ma grève il est venu me rendre visite, il avait trouvé cette idée  géniale. Ce que je regrette c’est de ne pas avoir convaincu trois ou quatre candidats de suivre cette voie. S’ils m’avaient suivi jamais le scrutin n’ aurait eu lieu et cela j’en suis persuadé.  Je trouve que mes méthodes sont trop modernes et nouvelles, je me compare à  un prophète qui arrive avec un temps d’avance. J’ai critiqué la sorcellerie politique,  j’ai dénoncé le coup d’état, plusieurs candidats se sont inspirés de l’ensemble de mon action politique.  Je savais que le PDG ne renoncerait jamais au pouvoir simplement parce que les Gabonais avaient voté, ce qui me laisse optimiste face à ce remue-ménage c’est l’extrême mobilisation des Gabonais. Je vous fais une confidence ce soir, ça va être très difficile pour Ali Bongo car le Bongoism est finissant, il est entrain de mourir et on ne reviendra plus jamais en arrière.

Jean. Paul COCO -  C’est vous qui aviez confié, aux quelques gabonais qui étaient là présents lors de votre investiture, de ne plus avoir peur. C’est marrant parce que j’ai le sentiment que c’est vous qui aviez eu peur à un moment donné durant toute cette période. Vous comprenez maintenant l’attitude de ces gens là ? Nous sommes le peuple le plus politique d’Afrique, contrairement à ce que vous croyez, vous aurez dû vous y prendre autrement.

Ben Moubamba - Je n’ai jamais eu peur sinon je n’aurais pas campé devant l’Assemblée Nationale durant 15 jours. Je n’aurais pas bravé les force de l’ordre à Rio. Non je n’ai pas peur. Je regrette qu’il n y ait pas eu de leader politicien à Port-Gentil, par rapport à la contestation, si on avait un seul leader  les bérets rouges n’auraient jamais massacré les civils de cette façon là, on a manqué de leader à Port-Gentil ce qui fait que les gens se sont  révoltés de manière spontanée. Pour ma part je n’ai jamais eu peur et au moment où je vous parle je n’ai pas peur

Jean. Paul COCO - Quand j y pense c’est triste qu’on puisse en arriver là. Les médias français ont parlé de trois morts…

Ben MoubambaL’Union a très officiellement dénombré une vingtaine de morts, voir plus et c’est pour cette raison qu’Albert Yangari a été arrêté une journée. L’Union a fait une enquête sur les lieux, cette enquête met en évidence une vingtaine de morts.

Jean. Paul COCO - Faites vous confiances aux opposants auxquelles vous vous êtes alliés ? Moi à votre place je me méfierais, je dis cela parce que vous même vous avez soutenu l’idée qui consiste à dire que Bongo arrivait à convaincre les opposants. C’est vrai qu’il ne s’agit plus de Bongo mais ,quand même, c’est le même système. Et vous en tant que philosophe vous avez étudié  la nature humaine je ne vais pas vous apprendre que l’homme est hanté par des pulsions, l’inconstance de son désir marque son imperfection. Tout cela pour dire simplement que l’homme est changeant car soumit au changement, la preuve en est que certains de vos ennemis d’hier sont vos amis aujourd’hui, et les amis d’hier se retrouvent pire ennemis.. Ironie du sort !

Ben Moubamba - Je suis contre le fatalisme et je déteste encore plus cette culture du soupçon permanent à la Gabonaise. Je vous assure que c’est épuisant, nous ne pourrons  pas avancer tant que les personnes ne cesseront pas de croire à l’impossible. L’impossible peut devenir possible, d’ailleurs je n’aurais jamais publié la lettre ouverte si je n’y croyais pas. Quand je l’ai fait il y a deux ans, personne n’était ouvertement contre Bongo. Aujourd’hui les gens n’ont plus peur. La jeunesse ne doit pas cesser de croire en l’avenir. Moi je rêve d’un Gabon moderne et libre, ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut baisser les bras. Concernant la corruptibilité supposée des opposants, je leurs accorde le bénéfice du doute. Nous sommes dans une alliance de circonstance contre Ali Bongo et le PDG qui détiennent ce pouvoir privé et avec l’aide de la françafrique. Ils nous ont confisqué l’appareil politique, je ne doute pas un instant que cette organisation sera démantelée sinon à quoi sert-il de se battre ?  Maintenant est-ce qu’ils vont se laisser corrompre ? C’est trop tôt pour répondre, moi je dis accordons leurs le bénéfice du doute,  ils prétendent faire partie de la coalition du refus ne commençons pas à les décourager dans ce combat. AMO a voulu ma tête en 2008 aujourd’hui nous sommes dans le même camp, nous considérons que nos principes actuels se rejoignent et nous mettons le reste de coté, agir autrement vu l’urgence c’es tomber dans l’infantilisme. J’ai critiqué les habitudes des opposants historiques ça ne m’empêche pas de les considérer pour d’autre qualités. Je vous confirme que personne ne se fera acheter et c’est mon intime conviction. Après ça n’exclut pas qu’Ali va chercher à corrompre les opposants, d’ailleurs il y a une rumeur qui court à Libreville concernant ce grand opposant qui va rentrer dans le gouvernement PDG.

Jean. Paul COCO -  C’est peut-être vous ! Dans les couloirs de la présidence il y en a qui sous-entendent que vous avez rencontré secrètement Ali Bongo, quelle déception pour tout ceux qui vous ont cru différent ! il s’est dit plein de chose j’imagine !

Ben Moubamba - J’ai rencontré tous les Barons de la politique Gabonaise. En politique c’est normal qu’on se rencontre. Qui n’a jamais rencontré qui ? Encore une fois ne tombons pas dans l’infantilisme, quand je suis arrivé à Libreville j’ai rencontré les principaux Barons des partis politiques à l’instar de Mamboundou Myboto et Ali Bongo…

Jean-Paul COCO -  Vous ont -ils acheté ?

Ben Moubamba - Je ne suis pas achetable et ils le savent très bien mais quand on est en politique on discute avec les politiciens y compris avec ses adversaires les plus coriaces et c’est universel. Vous savez quels principes je défends et je peux vous assurer que jamais je ne serais dans un gouvernement que je dénonce et personne ne m’achètera.

Jean. Paul COCO -  C’est quand même étrange que sur les 23 candidats à l’élection on ne parle plus que de quelques uns, Ali, AMO et vous, que devient  le grand opposant Mamboundou ?

Ben Moubamba - Parmi les candidats de ma génération, je suis le seul à avoir une longueur d’avance, j’ai défié Omar Bongo de son vivant. Les autres avaient peur, ils connaissent tous les épisodes liés à la lettre ouverte. AMO et moi faisons un peu partie de la même génération, à une dizaine d’année près. Ali aussi n’est pas très loin, je pense que tout se jouera autour de cette génération. Les autres ont une vie assez remplie, ils sont vers la fin et ils le savent.

Jean. Paul COCO - Qu’allez-vous maintenant faire de cette expérience acquise ?  et surtout avec le recul, quelle vision avez vous du Gabon actuellement ?

Ben Moubamba - Je suis surtout déçu par le comportement des Bongoïstes. En tout cas j’ai mesuré l’extrême gravité de leur aveuglement ce qui pourrait amener une catastrophe non seulement pour eux mais aussi pour le pays, c’est en ce sens que je suis déçu. Il était possible d’agir autrement, je me souviens même que Marc Ona avait conseillé Ali de se contenter de gérer les biens de son père et laisser la succession politique se dérouler sans lui, j’avais trouvé ce conseil de bon goût. C’est pour vous dire qu’on aurait pu annuler cette élection et mettre en place un gouvernement d’union nationale, prolonger la transition comme l’avait suggéré l’observatoire national de la démocratie. Il y avait dans tout cela de bonnes propositions, mais ils se sont entêtés à croire à la force,  malheureusement ceux qui croient en la force trouveront plus fort qu’eux…

Jean. Paul COCO - Que dois-je comprendre ?

Ben Moubamba -  Que le choix d’Ali n’est pas le meilleur. Il s’impose par la force et non pas démocratiquement, il séduit les Gabonais avec son argent, en choisissant cette voie il sera maitrisé par la force.

Jean. Paul COCO.- Je trouve que votre attitude a pris beaucoup plus d’assurance. Qu’est ce que cela peut révéler ? Je pense que vous allez continuez dans la politique, ce que je voudrais savoir c’est si vous comptez mettre en place un vrai parti politique ?

Ben Moubamba - Bien sûr, c’est en cours. Un parti politique sera créer dans les semaines avenirs, ce sera un parti fondé sur l’idée de résistance et de refus..

Jean. Paul COCO - Vous comptez résister et refuser encore combien de temps ?Maintenant qu’on a officialisé pour une seconde fois sa victoire, vous devriez appeler votre ami AMO lui dire de stopper sa grève et réfléchir aux prochaines élections…

Ben Moubamba - Vous savez, je suis un peu prophète et j’ai dit précédemment qu’ Ali ne dirigera jamais ce pays, je le pense toujours. Soyez patient et vous verrez que l’avenir me donnera raison. En ce qui concerne ma lutte je n’ai pas renoncé à mes ambitions et je veux défendre  mon pays contre l’imposteur. Vous avez l’air contemplatif..

Jean. Paul COCO - Je me demandais, de façon stupide,  si vous avez compris les Gabonais et s’ils vous ont compris. Je vous imaginais en Leader.

Ben Moubamba - La question pour un leader ne consiste pas à comprendre son peuple…

Jean. Paul COCO - Bien sûr que si…il doit entendre et saisir les attentes du peuple, je me demande même si ce n’est pas le peuple qui façonne son leader…

Ben Moubamba - … Mon idée du leader correspond à celui qui élève son peuple, il ne doit pas nécessairement  obéir son peuple et ce n’est pas parce qu’ils veulent tous se contenter d’une cuisse de dindon et de quelques enveloppes que le leader doit encourager ça sous prétexte qu’il les comprend. Et je ne pense pas que le peuple Gabonais ait besoin de ces futilités. Il cherche autre chose, il a besoin d’un leader nouveau qui soit éclairé et qui leurs tire vers le haut. En tout cas j’ai tenu un discours nouveau au Gabonais, ça n’a pas été compris au départ et vous m’avez trouvé suicidaire. Je vous demande  suis- je mort ? Non je ne suis pas mort (rire)

Jean. Paul COCO -  Certes il ne vous ai rien arrivé d’incongru, cependant votre retour, si je me fie aux commérages, a été miteux.

Ben Moubamba - Mais pas du tout, je me suis évadé pour la deuxième fois du Gabon comme la première fois et  pour donner raison à cette maxime populaire je dirais jamais deux sans trois. (rire)

Jean. Paul COCO - (rire) C’est une façon admirable de transformer ce qui aurait pu être tragique en comique. Nous allons garder ce ton burlesque pour finir sur un regard optimiste je vais vous demander de me faire partager votre plus belle image du Gabon durant cette période présidentielle.

Ben Moubamba - Les jeunes Gabonais m’ont marqué. J’ai deux belles images, il y a d’abord celle de la manifestation qui avait rassemblé des milliers de Gabonais qui partaient de Rio pour la Démocratie en chantant on veut le changement. Ce n’était pas du tout calculé, c’était spontané et on avait tous l’impression que quelque chose Gabonaisgabon nous envahissait. C’était le début du refus, vous auriez assisté à cela vous vous seriez senti fort et fière…hélas les vidéos sont incapables de traduire l’émotion de ce jour. D’autre part j’ai une image qui me vient à l’esprit, c’est celle de ces dizaines de jeunes qui dorment devant l’Assemblée Nationale pendant deux semaines pour m’accompagner dans cette grève. Ces mêmes jeunes qui se sont levés en me disant qu’ils croient en moi. Je n’ai pas distribué d’enveloppes, ni d’argents, ni cuisses de poulets, c’est de cette façon qu’un leader agit, il n’est pas obligé d’épouser les mentalités de son peuple, il est de son devoir de montrer une autre direction.. Ma bataille durera le temps qu’elle durera mais je ne renoncerai pas à mes principes, il est vrai que j’ai évolué entre temps puisqu’au départ j’étais intransigeant, mais après avoir vécu cette osmose avec le peuple durant la manifestation de Rio, j’ai émis l’idée de discuter avec les autres candidats et je ne le regrette pas du tout. Je suis un acteur politique je ne peux pas m’isoler. De cette façon le PDG fait une erreur ce qui ne m’empêchera pas d’appeler à une résistance au sein du PDG. AMO et Eyeghé Ndong  sont des exemples de résistants Pdgistes et j’espère que d’autres suivront cette voie. Trop c’est trop, ils ne peuvent pas soutenir ça.

Jean- Paul COCO - Puisque notre entretien touche à sa fin je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions.

[ Jean Paul COCO tend à Ben Moubamba ses quatre paquets.]

Ben Moubamba- (rire) Vous pensez vraiment que ma situation est alarmante ?

[Ben Moubamba dépaquette ses livres, Jean Paul COCO commente ses choix]

livre gabonJean. Paul COCO - Le prince, je vous l’offre parce que Machiavel traite du pouvoir, il donne quelques théories historiques en répondant à une question que j’aurais voulu vous poser « comment obtenir le pouvoir et le conserver ? » ou « comment bien user du pouvoir selon les vertus morales et chrétiennes » de plus je pense qu’il approfondira votre vision du Leader. L’antéchrist de Nietzsche, pour la question religieuse, la critique radicale de la morale chrétienne, à vous qui allez en famille à la messe, j’aurais bien voulu vous offrir mon livre à la place de celui là car il traite un peu du même sujet mais je ne l’ai pas encore édité toutefois Nietzsche vous plaira. Le monde s’effondre de Chinua Achebe vous plongera dans la source de la Françafrique, et dans une Afrique qui se meurt. Considérez-le en tant que roman c’est à dire avec toute l’émotion qu’il peut véhiculer, c’est aussi la tragédie d’un jeune Africain qui était prédestiné à connaître du succès. Enfin le monde comme volonté et comme représentation d’Arthur Schopenhauer  pour vous faire percer les mystères de l’esprit humain, ça vous encouragera dans cette souffrance que procure le jeûne  et surtout ça vous aidera à passer le temps quand vous serez  couché devant l’Assemblée Nationale.

Ben Moubamba -  Je n’ai jamais dit que je le ferais à nouveau.

Jean Paul COCO -  Vous l’avez déjà fait.

Ben Moubamba -  êtes- vous pessimiste ?

Jean Paul COCO - Ni pessimiste ni suicidaire, je pense simplement qu’en politique il est parfois interressant de connaître ses amis d’où l’importance de comprendre des notions comme la volonté ou la souffrance. Schopenhauer est un auteur qu’on lit peu encore aujourd’hui, et souvent mal

Ben Moubamba -Vous aimez les choses compliquées ?

Jean Paul COCO - Bien sûr ! il serait préférable qu’on termine cette première partie sur l’éloge de l’alambique que sur le sort incertain de notre pays.

Acte II

Jean. Paul COCO- J’ai été déçu par votre façon d’aborder votre

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  • Andréas said,

    Bravo à Ben Moubamba et à Coco. J’aime bien le ton incisif des questions et la qualité des réponses.
    Moubamba est sans aucun doute l’avenir politique du Gabon et surtout sa CHANCE. Homme remarquable. Bravo et courage.

  • sidonie mba said,

    c’est très bien, continuez comm ça hein. les livres que colo vous a offert la sont bien. il est gentille le philosophe, mais Bruno a embrouillé parfois. je suis contente de lire des choses vrai comme ça, ça change des interview peapré à lavance, je veux lire la partie II

  • germain ndong-mba said,

    J’ai franchement cette interview quelque peu machiavelique et au détriment de Bruno.

    Jp m’a bcp plu dans tant ds la pertinence de ses questions que dans son adaptation à la fougue verbale de Bruno qui cache beaucoup de frustration.

    Si j’ai bien compris,Bruno c’est le fils du pauvre qui utilise la misère des Gabonais pour justifier son engagement politique au lieu d’avouer qu’il envie au fils de l’autre l’enfance que son pap à imposé à certains d’entre nous parcque nos papas à nous étaient trop idéalistes pour faire comme tout le monde à leur époque malgré l’opportunité …

    Jp parcontre c’est le pseudo “zemmour” à la gabonaise…

    Bravo à tous les deux et plus jp qu’à Bruno

    MONG Y’AKB POTO.

  • germain ndong-mba said,

    bruno pardon arrete de prendre les Gabonais pour des primates à peine éduqués pour voir venir un gars comme toi.
    je n’aime pas trop les apprenti-prophetes dans ton genre.

    ça rappele quelque peu MBABESS ….

    SANS RANCUNE!

  • Mbadinga said,

    Bravo à toi Bruno, on te soutient je suis de tes reponses et j’appecie tout ce que tu fais, même quand tu fais rien j’aime.ù^

    Mbadinga Maurice

  • Twitted by BenMOUBAMBA said,

    [...] This post was Twitted by BenMOUBAMBA [...]

  • kevine said,

    on aimerai bien comprendre le but du fameux philosophe je me demande bien s’il ne fait pas le procès de BEN MOUBAMBA, qu’il n’avait de cesse de déjuger avec des questions certes incisives mais caricaturales, de mon point de vue il en ressort que BBM au delà de l’inexpérience et autre épithète que l’on lui reproche,est plus que déterminé à glisser des peaux de bananes entre les jambes du régime pdg et les questions et trépidations immédiatées du philosophe viennent confirmer les jugements conjecturaux larvés dont a souffert la candidature de BBM pour paraphraser un politic américain diriger et apprendre ne sont pas dissociable, mr le philosophe l’a trouvé “candide et innocent” selon ses mots, mais je crois pas que BBM ait eu la réaction du bonne soeur au bon milieu d’une partouse en s’apercevant de l’insidiosité du landernau politique gabonais en général et du pdg en particulier, au contraire il en savait quelque chose d’ou sa lettre ouverte à feu obo.

  • Tweets that mention Ben Moubamba et Jean-Paul COCO....confidences entre Gabonais... | Le Gabonais -- Topsy.com said,

    [...] This post was mentioned on Twitter by Bruno Ben MOUBAMBA, gilles j.. gilles j. said: RT @BenMOUBAMBA Ben Moubamba et Jean-Paul COCO….confidences entre Gabonais… | Le Gabonais [...]

  • Twitted by gill68 said,

    [...] This post was Twitted by gill68 [...]

  • Twitted by dcarlier said,

    [...] This post was Twitted by dcarlier [...]

  • mbil foual said,

    Intéressante interview, mais un peu trop d’égotismes de la part de BBM allant jusqu’à affirmer parfois des contre-vérités du genre : “j’ai été le seul à critiquer ouvertement Omar Bongo de son vivant”. Cela est inexact, BBM, car vous n’êtes pas le premier opposant acerbe d’Omar Bongo. Où placez-vous alors, des gens comme Oyono Aba, Agondjo,Mba Abessole, Mamboundou, etc.
    J’aime bien votre activisme, mais je suis un peu gêné par ce culte de la personnalité à travers l’égotisme, et qui frise aussi l’égoïsme.
    A mon sens, vous feriez mieux de faire le tour de France pour rencontrer tous les Gabonais qui veulent en finir avec le PDG et sa violence. Pourquoi vous contentez-vous de manifester à Paris ou sa région périphérique? N’avez-vous pas entendu parler des différentes manifetstations ça et là dans toute la France ? Et puis, votre témoignage vivant sur ce qui s’est passé à Port-Gentil aurait davantage renforcé la conviction de vos compatriotes mobilisés contre Ali Bongo et son PDG satanique.

  • Paul said,

    Tout ce qui est dit et est raporter par ce commentaire est tout a fait faux car monsieur moubamba a montrer aux gabonais son vrait visage celui de l’incompetance et le manque de dicernemnet voila pourquoi les gabonais n’ont pas voté pour lui car il ce sont tous rndue compte que ce dernier ne ne leurs a pas présenté un programme de société qui répond et qui cadre a leurs besoin.ben stp arete de nous distraire avec tes faux commentaire merci

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